Le symbole du labyrinthe

Le symbole du labyrinthe

Véritable chemin initiatique, le labyrinthe symbolise le voyage que l’homme doit accomplir à travers les épreuves et les difficultés de sa propre existence. Au centre du labyrinthe, il doit tuer le Minotaure, son Minotaure, symbole des forces obscures qu’il héberge en lui, de l’animalité et de la mort. Le labyrinthe, c’est à dire le corps où sont enfermé ces forces obscures, est le lieu théâtralisé de cet affrontement. La victoire sur le Minotaure est alors une victoire sur soi-même. En son centre s’opère une mutation, un accomplissement. Plus tard, les philosophes grecs comme Platon à la fin du Vème siècle avant J-C, dégagent la notion de dédale, du nom de l’architecte, et le labyrinthe devient alors la métaphore d’une situation inextricable.

 

 

Le labyrinthe est selon Michèle Jarton l’une des figures hiérophaniques, c’est à dire une figure par laquelle l’esprit humain a tenté d’entrer en contact avec le divin, à chaque étape de l’histoire où il a pris une conscience nouvelle du monde qui l’environne et s’est interrogé sur sa destinée. D’où vient l’homme, où va-t-il ? A quoi sert ce court chemin qui sépare la naissance de la mort ? Le labyrinthe représente la concentration du sacré et l’imitation du cosmos. Le graphisme labyrinthique peut revêtir également plusieurs sens: exorcisme des dangers et des errances sur les routes terrestres, et surtout chemin initiatique avec ses épreuves et ses combats, enfin chemin symbolique vers l’illumination, la délivrance.