Avalon

 

L'île d'Avalon est l'île mythique par excellence de la tradition celtique. Située à l'Occident, à une distance et en un lieu indéterminés, elle est « l´Île Fortunée » et semble bien représenter l'au-delà, l'Autre Monde ou pour certains la « Féerie ».

C'est là que sont portés les héros après leur mort, dans la direction du soleil couchant. Le mot "occident" ne reflète-t-il pas le latin occidere, "se coucher" en parlant du soleil, ou "succomber", en parlant d'une personne ? On a aussi pu proposer un jeu de mots entre "avalon" et le verbe "avaler" : aller vers le val, vers le couchant, et en même temps évoquer l'engouement, l'engloutissement, le fait d'être avalé par la mort. Pour y parvenir, la navigation est longue et incertaine pour les vivants, car elle implique un passage (ou un trépas), mais elle peut se faire dans les deux sens : le retour est possible, par exemple pour le roi Arthur qui attend là le moment de revenir réunifier la Bretagne.

L'ouvrage Historia Regum Britanniae de Geoffrey de Monmouth (vers 1136) est l’ouvrage le plus ancien qui contienne des références à Avalon. Il l’appelle Insula Avallonis, mentionne les pouvoirs de guérison de l’île, et affirme que l’épée d’Arthur y fut forgée.

Monmouth mentionne également Avalon dans son ouvrage Vita Merlini (vers 1145), où il la nomme "l’Ile des Pommes" (Insula Pomorum), un surnom ancré dans les traditions mythologiques celtes, grecques et scandinaves, où les pommes possèdent fréquemment des propriétés magiques. Taliesin y évoque pour Merlin (vrai nom Myrddin) cette Ile des Pommes, le pays de l'éternelle jeunesse et de l'éternelle santé, où l'on ignore la mort et où les fruits sont toujours mûrs. Morgane, aux multiples pouvoirs, y règne avec ses huit sœurs; elle y veille tout particulièrement sur Arthur qu'elle a recueilli, blessé, après la bataille de Camlann. Mais il est certain que la tradition remonte plus loin dans le temps : Pline l'Ancien, dans son Histoire Naturelle (IV, 95) évoquait déjà Avallus, une mystérieuse île, d'où provenait l'ambre, un produit réputé d'origine surnaturelle.

 

 

 

Morgane la Fée est de loin, la plus fréquemment identifiée comme étant la dirigeante de l’île. En plus d’apparaître dans la Vita Merlini de Monmouth, (pas dans Historia Regum Britanniae) étrangement, elle apparaît dans les romances de Chrétien de Troyes Eric et Enide, et Yvain. Dans les deux, elle est une guérisseuse et la Dame d’Avalon, bien que dans Eric et Enide, le dirigeant réel est Guinguemar, dont Morgane est l’amante. Dans ce récit, Morgane dit que sa terre est le Val Périlleux (Le Val sans Retour), un endroit qui peut être une référence à Avalon. William de Malmesbury, cependant, affirme que c’est Avalloch qui gouverne Avalon avec ses filles, et Morgane n’est pas mentionnée du tout. Bien que le gouvernement de l’Ile ne soit pas vraiment mis en évidence dans les textes plus récents, Morgane est souvent liée à l’endroit d’une manière ou d’une autre, la plupart du temps en étant l’une de celles qui amène Arthur à Avalon après la bataille de Camlann. Cependant les légendes plus anciennes relient l´île mythique à un autre personnage moins connue : Nymywe, la Dame du lac, plus connue sous le nom de Nimue ou Viviane.

La Dame du lac est d´après certains légendes une mage, d´après d’autres, une fée. C´est la sœur de Morgane et sa puissance surpasse celle de Myrddin (Merlin). C´est elle qui a donné l´épée Excalibur à Arthur, c´est elle qui a accueillit Lancelot et lui a appris les arts et les lettres avant de l’amener à la cour de Camelot. C´est elle avec deux autres fées, dont l´une d´elles est Morgane qui conduit le Roi Arthur sur l´île mythique. C´est elle qui garde l´entrée qui conduit à Avalon.

Cela prend plus de sens car Nymywe c´est la Femme-Dragon dont le front s'éclaire d'une brillante escarboucle, celle que les celtes nommaient la  vibration descendue des espaces sidéraux pour animer la matière inerte; "Esprit" auxquels  de nombreux traités d'alchimie ont donné le  nom de Nature et que d’autres l'appellent le « NITRE ».

Le Dragon vient du sanscrit DRK qui signifie « celui qui guette », signification qui, dans la Babylone ancienne, était associée à l´expression Tad Ekam, la conscience. Plus tard, la Grèce, les a nommé Derkhestai –le regard- joint à un rôle très concret : gardien des secrets occultes.

Le Nitre est l’un des composants indispensables pour la formation du sel  tartare, composant du feu sacré, dont les Alchimistes, ont gardé jalousement le secret dans leurs traités.

L’Ile d’Avalon est, en fait, fréquemment présentée (dans les textes médiévaux et modernes) comme un lieu de guérison, plus particulièrement l’endroit où Arthur est emmené après sa blessure mortelle. Initialement, le rôle d’Avalon semble être la préservation : bien que sa blessure soit mortelle, il vivra tant qu’il restera sur l’Ile. Dans certains cas, son séjour à Avalon doit être permanent, alors que dans d’autres, il ne doit y rester que le temps que ses blessures guérissent. Dans Vita Merlini, par exemple, Morgane dit à Arthur, à son arrivée, qu’il devra rester longtemps pour que ses blessures guérissent correctement. Dans les œuvres arthuriennes plus tardives, les auteurs disent simplement qu’Avalon est sa demeure permanente, peut-être le lieu de sa mort et de sa sépulture.

Cette image du paradis celtique peut être identifiée à l'Emain Ablach de la tradition irlandaise, et on lui a donné par la suite bien des noms : Terre des Jeunes, Île Lointaine, Île de Verre, Terre de Promission des Saints, Palais de Cristal au-delà de la mer, Île Perdue .Avec la christianisation, elle devient cette île merveilleuse vers laquelle s'embarque saint Brendan. Il faut savoir que dans les îles Canaries en Espagne il y a une légende très ancienne qui nous parle de l´île de San Borondón, une île qui apparaît et disparaît et dont certains veulent voir sous-jacent le nom de San Brendan. Finalement, avec la Renaissance, on la retrouve sur une des premières cartes de l'Amérique, en Terre-Neuve. Divers sites insulaires situés à l'ouest perpétuent ce nom, au large de Los Angeles par exemple, ou l'îlot d'Aval en Pleumeur-Bodou.

On a aussi voulu la localiser à Glastonbury, en Angleterre, qui aurait autrefois été environnée de marécages, et où le tombeau du roi Arthur est supposé avoir été retrouvé, il n´y a aucune preuve le confirmant.

La tradition mythologique grecque donne des éléments parallèles avec la barque de Charon et les pommes d'or du jardin des Hespérides (que l´on veut placer aux Îles Canaries), qui se trouvent également au bout du monde dans un jardin, c'est-à-dire un lieu clos.

C´est inévitable aussi de faire la liaison entre l´Île des pommes et Val Périlleux, les pommes bleues et le Château de Perillós liés à Rennes le Château…

Mythe ; des Héros qui avant leur mort partent pour l´île mystérieuse de l´éternelle jeunesse ; immortalité…

On ne peut moins qu´évoquer une autre terre mythique situé aussi dans un endroit mystérieux et ne pas trouvé, celle qui accueille les Êtres qui gèrent le monde solaire et qui travaillent en bien de l´Humanité : Shamballa.

Sous le mythe on peut voir un lieu où le féminin ou lunaire prends soin du masculin ou solaire avec l´aide de la nature. C´est là ou le symbole solaire attend que l´humanité soit prête pour y revenir. C´est l´endroit ou l´intuition se cache, invisible aux yeux non initiés. C´est là où, finalement, le masculin et le féminin s´unissent.

Avalon c´est la recherche du Graal. Recherche qui doit nous amener à nous-mêmes car le Graal habite dans le plus profonde de nos cœurs.

Sous le nom d´Avalon donc, nous travaillerons pour atteindre la partie intuitive de l´être, l´alchimie qui mène à la fusion du féminin et masculin en complémentarité, car l´un sans l´autre ne peut se soigner.

Sous la protection d´Avalon, nous travaillerons pour nourrir l´égrégore de tous les membres au-delà du visible vers la transformation de la personnalité de chacun, en sachant que l´esprit d´Avalon nous guide vers l´amour de l´autre, de tous nos Frères dans une parfaite UNION UNIVERSELLE pour le bien de l’HUMANITE.